Cours sur la photo numérique

Cours de photographie (2005-2011)
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Exercice 5 : la balance des blancs

Chaque source lumineuse, naturelle ou artificielle, possède ce qu’on appelle une température de couleur, exprimée en degrés Kelvin. Dans le spectre visible, cela va de 1000° (rouge chaud) à 20000° (bleu froid).

L’oeil s’adapte automatiquement pour corriger ces températures, mais les pellicules photo sont par contre réglée sur une température précise, c’est à dire qu’elle considèrent comme blanc une température précise. 6500/7000° K plus ou moins pour la lumière du jour par exemple. Ce qui veut dire que si on emploie une pellicule « lumière du jour » pour photographier un objet éclairé par une ampoule tungstène, ce que nous percevons comme blanc sera en fait vu comme jaune par la pellicule.

Il faut ajouter à la température de couleur l’indice IRC. L’Indice de Rendu des Couleurs mesure sur une échelle de 0 à 100 la restitution des couleur. En effet, tous les types d’éclairage ne sont pas équivalent dans la restitution des qualités colorées : sous certains éclairages (l’éclairage d’autoroute typiquement), des couleurs parfois très différentes apparaissent identiques. On dit alors que leur IRC est bas. Le néon, par exemple, comporte différentes qualités avec différents type d’IRC., allant de 50 à 90.

Le capteur des appareils numériques est issu de la technologie de la vidéo, et incorpore une technologie capable d’adapter le capteur à la température de couleur ambiante. C’est ce qu’on appelle la balance des blancs.
La plupart des appareils numériques disposent donc des fonctionnalités suivantes pour régler la balance des blancs : automatique (position par défaut, l’appareil se règle tout seul en analysant les dominante dans l’image captée, lumière du jour (position du soleil moyenne), nuageux, tungstène (ampoules à filament), fluo (parfois séparé en néon et halogène). Certains appareils disposent en plus d’un mode entièrement manuel.

Testons ça

Régler la balance des blancs sert donc a faire en sorte que les couleurs de l’image captée soient les plus fidèles à ce que, théoriquement, l’oeil perçoit. On aura donc trois cas de figure :
1) La balance des blancs est correcte, réglée sur la bonne température de couleur. C’est l’image « techniquement bonne ».
2) La balance des blancs est incorrecte, soit à cause de l’appareil qui choisit mal son mode en automatique, soit que vous avez imposé une mauvaise balance en manuel.
3) Plusieurs sources de lumière coexistent, et donnent des températures différentes à l’intérieur de la même image.

L’exercice

Inutile de faire des images respectant la balance des couleurs. C’est le cas le plus commun. Attardons-nous plutôt sur les points 2 et 3 du paragraphe précédent.

Faites donc 5 images (plus ou moins) avec une balance des blancs erronée, en plein jour avec la balance en tungstène ou néon, au néon en tungstène, etc. Essayez au moins deux cas de figure différents.
Faites aussi 5 images avec différentes sources coexistantes : lumière du jour + néon, tungstène + néon, etc. De nouveau, deux cas de figure différents.
Attention, ne confondez pas source lumineuse et spot coloré.

Durée

Le travail sera remis lors de l’examen théorique de janvier.

Résultat

L’évaluation portera sur la capacité à faire un usage personnel et détourné de la balance des blancs de votre appareil photo. Ni virtuosité, ni originalité à tout crin n’est nécessaire. On évitera cependant les fameuses « réponses techniques ». Pousser le bouton en répondant aux critères n’est pas suffisant.

Par stephane, 6 décembre 2009