Cours sur la photo numérique

Cours de photographie (2005-2011)
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La balance des blancs

La balance des blancs est un terme issu de la technologie video. Le capteur numérique est en effet plus proche de cette technologie que de la pellicule argentique. Le but de la balance des blancs est de régler sur l’appareil la température de couleur.

Un t-shirt blanc sera identifié comme blanc par notre vision qu’il soit vu le matin, en journée ou le soir, en intérieur comme en extérieur. Cela est dû au fait que notre cerveau corrige l’information envoyée par le nerf optique, car en réalité ce que l’oeil voit est dans toutes ces conditions des couleurs différentes.

C’est ce qu’on appelle la température de couleur : tout ce qui émet de la lumière le fait avec une certaine température, qui est exprimée en degrés Kelvin. Le soleil du coucher, plus rouge, par exemple, a une température de 2000 degrés Kelvin. Le soleil au zénith, 5800 K.

Le soleil est un cas un peu particulier : il émet toujours la même quantité de lumière, mais on la reçoit au travers d’une masse d’air plus ou moins grande selon son angle. Au coucher, les rayons parcourent une plus grande distance à travers l’atmosphère qu’au zénith, ce qui influence sur sa température. Les nuages, la pollution, filtrent eux aussi la lumière.

Dès que la pellicule couleur a été utilisée, s’est posé la question de la température de ces couleurs a laquelle elle allait être adaptée. C’est ainsi que des pellicules "lumière du jour" sont adaptées à la prise de vue en journée, et la pellicule "lumière artificielle" adaptée à la lumière des ampoules tungstène (2400-2700 K). Une fois la pellicule chargée, il fallait travailler dans les mêmes conditions d’éclairage, ce qui était assez contraignant.

L’appareil numérique représente de ce point de vue une évolution : la sensibilité aux couleurs peut être adaptée via la correction de balance des blancs, et ceci de manière automatique ou manuelle. Les appareils contemporains sont généralement fournis en mode automatique, si bien que la plupart des utilisateurs d’appareils numériques ne savent même pas ce qu’est une température de couleur et la balance des blancs.

L’appareil en effet, est capable de deviner la dominante de couleur et d’adapter sa sensibilité aux couleurs. La plupart du temps il le fait bien, toutefois il lui arrive de se retrouver avec des choix cornéliens : un intérieur éclairé au néon avec en arrière une fenêtre faisant entrer la lumière du jour, une foire avec de nombreuses lumières artificielles colorées, etc.

Il existe donc souvent des positions de préréglage, voire une position manuelle pour effectuer ces réglages.
Les réglages manuels permettent de préparer l’appareil pour :
- Des prises de vues en extérieur jour (icône soleil)
- Des prises de vues par jour couvert (icône nuage)
- Des prises de vues en lumière tungstène (icône ampoule)
- Des prises de vues en éclairage néon (icône néon)

- Parfois une position manuelle complète ceci. On peut alors pointer l’appareil vers une surface blanche ou gris neutre et laisser l’appareil régler sa balance en se référant à ce blanc comme étant le blanc de référence.

Si on ne sélectionne pas la bonne température de couleur, l’image possède ce qu’on appelle une dominante : Par exemple si on règle l’appareil sur "tungstène " et que l’on photographie en lumière du jour, l’image sera outrancièrement bleue. Si on fait l’inverse (réglage lumière du jour, photo à l’éclairage artificiel), l’image sera jaune-orangée.

Un peu plus de chiffres

Différentes températures de couleur :
- Soleil à l’horizon 2000 K
- lampe au sodium 2200 K
- lampe à incandescence 2400 à 2700 K
- lampe fluorescente blanc chaud 2700 à 3000 K
- lampes aux halogénures métalliques 3000 à 4200 K
- lampe halogène 3000 à 3200 K
- lampe fluorescente blanc neutre 3900 à 4200 K
- soleil au zénith 5800 K
- lampe fluorescente lumière du jour 5400 à 6100 K
- lumière naturelle normée 6500 K

Par stephane, 27 novembre 2005